dimanche 31 août 2014

Histoire de la création d’une robe de mariée 3

"Avec du temps et de la patience, les feuilles de mûrier se transforment en robes de soie." Proverbe chinois
Dans les précédents posts, je vous ai raconté les différentes phases de la création de la robe de mariée de Mlle A., depuis le croquis jusqu’aux essayages. Après avoir réalisé la robe, deux fois déjà, la réalisation de la robe finale fut plus rapide.

(Pour voir les photos, je vous invite à lire la suite).


Troisième essayage



Les choix étaient faits, les matières et fournitures acquises et traitées : tous de couleur blanc cassé pour garder l’esprit rétro, le tissu de dessus était en soie mélangée, la doublure en pongé de soie et la dentelle de Calais fut bordée d’une dentelle assortie qui devait servir aussi pour le bouquet et la coiffure.










Troisième essayage

Pour ce troisième et dernier essayage, le stress de Mlle A. était plus palpable. Nous étions à deux semaines du jour J, elle avait encore beaucoup de choses à faire pour la décoration de la salle, le plan de table, les fleurs et toutes ces choses qui font un mariage réussi. Rappelez-vous qu’elle organisait son mariage en 6 semaines! Bien entendu, elle n’a pas fait tout cela toute seule, sa famille et ses amis l’ont beaucoup aidée et soutenue. Elle a eu aussi la chance d’avoir la salle et la mairie libres à la date prévue. Cependant, je le sais pour être passé par là, cela reste très stressant, et plus on approche de la date et de l’heure, plus la tension monte. C’est comme le trac des acteurs avant d’entrer en scène : même si tout à été réfléchi, préparé et répété, il est toujours présent.



Troisième essayage

Quand Mlle A. vint avec sa meilleure amie et conseillère, j’avais préparé une petite mise en scène pour nous plonger dans l’ambiance. J’avais dégagé le salon pour qu’on puisse bien voir, la psyché pour que Mlle A. puisse s’admirer et le printemps de Vivaldi pour amuser la galerie. ;)
Le temps qu’elle se change, j’ai mis la musique en route. 
C’est alors qu’elle est apparue, ravissante, rayonnante de joie et osant à peine se regarder ! Nous n’avons pas même remarqué qu’elle avait mis la robe légèrement en arrière lorsque nous avons pris les photos. 
Une fois la robe replacée, j’ai vérifié l’ourlet que j’avais simplement bâti. Pourtant, il semblait manquer quelque chose à l’ensemble.



Essai d'ornement de main


Certes elle n’était ni coiffée, ni maquillée et elle n’avait ni bijoux ni bouquet. Ce sont ses bras nus qui m’ont interpellé. « As-tu pensé à des gants ou à quelque chose de semblable ? » lui ai-je demandé. Mlle A. m’a répondu qu’elle avait cherché quelque chose en effet, mais sans succès. J’ai eu alors l’idée de lui fabriquer une sorte de mitaine, en plus dégagé, pour habiller ses mains. J’ai épinglé deux chutes de dentelle et le reste du rouleau et nous avons cherché ensemble ce qui convenait le mieux. C’était un travail de dernière minute, mais que j’ai eu plaisir à réaliser. Et puis je n'avais plus que l'ourlet à faire.





J’ai livré la robe la semaine suivante, après l’avoir repassée et enveloppée soigneusement pour qu’elle ne soit pas visible par quiconque. Quand Mlle A. a enfilé ses ornements de main, tout allait bien.
Le mariage s’est bien passé, Mlle A. a agréablement surpris tout le monde et tout fut réussi.
Souhaitons à Mme A., à son mari et à leurs enfants tout le bonheur du monde.

J’attends une photo du mariage de Mme A. pour compléter cet article. Merci pour votre patience.

Je remercie les commerçantes des Coupons St Pierre et de la mercerie Fanfreluches à Lille pour leurs conseils et pour leur gentillesse.