mardi 14 octobre 2014

Un serre-taille dans un pantalon 2

Si je vous dis : "un serre-taille coupé dans un pantalon", cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Steampunk, recyclage, création, bricolage maison ; je vous laisse qualifier mon travail de couture.

Je vous ai abandonné avec les pièces d’un serre-taille coupées dans un pantalon (voir mon article du 3 octobre 2014). Voici ce qu’elles sont devenues et le modèle fini.

Le renfort des pointes


J’ai commencé par renforcer les pointes de l’entoilage du devant, pout leur assurer une bonne tenue et décider si j’allais baleiner ou non le milieu. Comme le renfort de suffisait pas, j’ai décidé de poser des baleines spirales pour le confort. Ensuite, il me fallait décider du positionnement des pièces décoratives sur le devant. J’ai pensé à une fausse ceinture qui reprendrait l’idée du côté, en utilisant les passants en tant que tels ou en médaille.


Premier choix de disposition
Deuxième choix de disposition


La zip détachable avec un parement de protection
Cela fait, j’ai assemblé les pièces de dessus aux pièces de coutil, pour ces pièces entre elles. Sur le devant, j’ai posé une fermeture à glissière détachable pour le côté pratique et parce que le style s’y prêtait plus. J'ai expliqué la raccourcir dans l'article du 7 octobre 2014.
Nombreuses aux endroits des anciennes poches ou de la ceinture du pantalon, les épaisseurs ont présenté des difficultés, tant pour ma machine à coudre que pour les finitions. J’ai donc travaillé doucement pour ménager ma machine et j’ai fait des finitions à la main quand il n’y avait pas de meilleure solution.

Emplacement des casiers à baleines en sergé saumon
Le serre-taille a déjà une certaine allure. Le style est défini et l’ensemble est joli. J’imagine qu’accessoirisé, il se porte dans le style steampunk avec un holster et une montre-gousset épinglée (comme la montre de l’uniforme d’infirmière fin XIXème). On le voit aisément façon baroudeuse avec un treillis, ou aventurière avec un legging. On peut le rendre plus urbain et féminin avec un pantalon ville et un chemisier. Le style est une question de personnalité, aussi je me doute que vous avez d’autres idées. Ce serait gentil de nous les partager.

Répartition des baleines. Le style apparaît clairement.

Pour poursuivre la confection, bien sûr j’ai posé les casiers à baleines, la doublure et le biais supérieur de finition. Là encore, les épaisseurs ont causé des difficultés à certains endroits. 

A ce stade, il ne restait plus qu’à insérer des baleines spirales pour le confort des courbes du corps, alternées de baleines plates pour un bon maintien lors du serrage du vêtement. La réflexion a été intense et m’a demandé un peu de recherches avant de prendre une décision. Je vous recommande l’article de Jenni Hampshire sur « FondationsRevealed » (en anglais malheureusement, mais je veux bien le traduire pour qui me le demandera). Elle y compare l’effet des baleines spirales et des baleines plates sur le confort et le maintien.


Cela fini, j’ai posé les œillets et le lacet. Voici le serre-taille porté par mon mannequin favori. Elle confirme que le baleinage est judicieux et que, bien qu’un peu serrée (j’y suis allé un peu fort mais elle ne m’en veut pas pour autant ! ;)), elle trouve le modèle confortable.








 



Maintenant qui imaginerait  qu’à l’origine c’était un pantalon ?